La libéralisation des prix des chambres

Au début des années 1980, les prix des chambres ont été libérés, et l’Etat a encouragé, via le Crédit Hôtelier puis le CEPME, la création d’hôtels 2 ou 3 étoiles.

Les cartes de crédit sont apparues et les prix des fonds ont commencé à monter sérieusement ; en 1984, il a été possible de céder la totalité des parts ou actions de sociétés, et nous avons donc commencé à créer des sociétés holdings destinées à l’acquisition des sociétés existantes et permettant de déduire les intérêts d’emprunt.

 

Pour convaincre les banquiers, nous avons commencé à faire des comptes d’exploitation prévisionnels, qui tenaient sur 3 ou 4 lignes.

 

A la fin des années 1980, l’immobilier s’est mis à flamber, et les fonds de commerce ont suivi ; certains propriétaires d’hôtels – marchands de biens – ignoraient même l’existence et le terme « compte d’exploitation ». Paris était moins chère que Tokyo ou Londres, les banquiers finançaient donc, et nous avons vendu des fonds de commerce d’hôtels jusqu’à 7 fois le chiffre d’affaires, ce qui a évidemment conduit à des catastrophes.