Ne négligez pas l’environnement économique

Il est des questions naturelles que vous devez impérativement vous poser pour prendre vos décisions en conscience et assurer la pérennité de vos investissements. Vous serez donc amené à vous interroger sur des éléments de contexte macro et micro-économiques.

La viabilité de l’industrie hôtelière sur le long terme n’est plus à prouver. Ou l’est-elle ? L’arrivée de possibilités d’hébergement alternatives durant les dernières années, telles qu’AirBnB, pour ne citer qu’eux, modifie en profondeur l’environnement concurrentiel du domaine de l’hôtellerie. Néanmoins, cela ne signe pas pour autant l’arrêt de mort des hôtels traditionnels. Il est au contraire nécessaire de reconnaître que cette nouvelle pression est une opportunité pour le domaine de s’adapter et d’évoluer, en termes de services proposés, de politique tarifaire et de segmentation de marché. Par ailleurs, les législations encadrant ces nouvelles pratiques sont à observer avec attention, car elles peuvent apporter une protection supplémentaire à l’hôtellerie classique (sans pour autant compromettre le développement de l’économie collaborative voulu par les pouvoirs publics).

 

En parlant d’économie, les inquiétudes sur la santé du secteur sont tout à fait légitimes. L’Europe, et pas seulement la France, est frappée par une crise économique qui, en plus de durer, affecte les relations au niveau international. Le « Brexit » en est un des exemples récents les plus édifiants. De même, les problèmes de sécurité illustrés entre autres par les attentats du 13 novembre, ou ceux de Nice, induisent une baisse de la fréquentation touristique préjudiciable pour le domaine hôtelier (de janvier à juin 2016, le nombre de nuits passées par des touristes étrangers en France a baissé de 10%, selon secrétaire d’Etat chargé de la promotion du tourisme, Matthias Fekl). Les hôteliers en souffrent-ils ? Assurément. La situation est-elle durable ? Nous ne voudrions pas spéculer, mais probablement pas suffisamment longtemps pour renoncer à tout investissement à un moment où les coûts d’acquisition devraient être plus qu’avantageux.

 

La conjecture actuelle n’est donc pas la meilleure que la France a connue, c’est un fait. Mais il ne faut pas pour autant noircir le tableau plus que de raison : la France reste un pays attractif, aussi bien pour les touristes que pour la clientèle d’affaires, l’Europe élargie, Brexit mis à part, favorise la mobilité des personnes, et les classes moyennes et supérieures de pays comme l’Inde et la Chine se portent bien.